Bonus - Babysitting Love

— Je n'arrive toujours pas à croire que tu manges ce truc au petit-déjeuner... dis-je avant de me pencher pour attraper ma tasse de café noir sur la table roulante, apportée il y a tout juste dix minutes par le room-service.

  Assis au bord du lit défait et simplement vêtu d'un bas de jogging en coton gris, je regarde Savannah étaler une énorme couche de Nutella sur sa tartine grillée. Comment peut-elle avaler cette horreur à huit heures du matin ? Rien qu'à l'idée de manger un truc pareil, je suis déjà écoeuré.

  — Ce « truc », comme tu l'appelles si bien, est probablement la meilleure invention depuis celle du Kama Sutra, rétorque-t-elle de but en blanc avant de rire lorsqu'elle me voit m'étouffer dans ma tasse, visiblement peu préparé à entendre une énormité pareille.

  Je tousse dans mon poing fermé, les yeux pétillant d'hilarité avant de dire d'une voix un peu étranglée :

  — Tu plaisantes, j'espère ?

  — Jamais quand il s'agit de Nutella. Tu comprends, pour une américaine comme moi, le Nutella est un peu comme le frère sexy du beurre de cacahuète avec lequel on rêverait de coucher.

  Pour appuyer ses propos, elle en engloutit une énorme cuillerée tout en poussant des cris exagérés de plaisir. J'éclate de rire en secouant la tête, faussement consterné. 

C'est pas vrai...

  — Tu essayes de faire quoi là, au juste ? De m'exciter ou de me faire changer d'avis ?

  Elle me fait un clin d'oeil en buvant une gorgée de jus d'orange avant de répondre, coquine :

  — A ton avis ?

  Elle me gratifie d'un sourire empreint de malice et mon coeur manque d'un battement. Bon sang, elle est adorable. Comment peut-on être aussi bandante et attendrissante à la fois ? Je n'arrive toujours pas à expliquer et peut-être même à comprendre comment elle arrive à me renverser à ce point à chaque fois qu'elle me sourit comme ça. Et si seulement il n'y avait que son sourire...

  Assise en tailleur dans son petit peignoir en soie noire, les cheveux encore emmêlés des suites de notre folle nuit d'amour, elle est bouleversante de sensualité. Le pauvre diable que je suis est bel et bien obligé d'admettre qu'elle a réussi avec brio à se frayer un passage jusqu'à mon coeur solitaire, jusqu'à cette île perdue qu'est mon âme esseulée. Cette île qui est désormais la sienne. Elle est mon danger et ma raison de vivre. C'est une fièvre divine, un péché à l'état pur, auxquels je succombe sans la moindre culpabilité.

  Je la regarde se lécher le bout des doigts avec application, comme le ferait une enfant trop gourmande et mon corps se met instantanément à fourmiller, excité par la vision de ses doigts disparaissant entre ses lèvres roses et pulpeuses. Aussitôt, mon imagination sournoise et perverse remplace dans mon esprit l'image de ses doigts par celle de ma bite, déjà incroyablement dure dans mon pantalon.

De mieux en mieux, O'Shea.

  — Donc si je résume bien les choses et surtout reprends-moi si je me trompe, tu es en train de me dire que cette immonde pâte à tartiner est aussi efficace que moi dans l'art et la manière de te donner du plaisir ?

  — C'est ça, affirme-t-elle, mutine, en soutenant mon regard de ses yeux indigo.

  Je me fends d'un léger sourire, l'examinant un instant avant d'éclater une nouvelle fois de rire.

  Mais bien sûr, ouais.

  — Alors là, permets-moi d'en douter, ma belle.

  Elle se mordille la lèvre inférieure, visiblement très amusée par la situation puis s'essuie les mains sur l'une des serviettes blanches en tissu, avant de s'avancer jusqu'à moi en rampant sur le matelas. Dans un mouvement souple, elle me monte dessus et s'assoie à califourchon sur mon entre-jambe en posant ses mains à plat sur ma poitrine nue. La fraîcheur de ses paumes me fait frissonner et je ferme les yeux un quart de seconde pour en savourer le contact délicieux. Je la regarde en silence, se positionner sur moi, les mains sagement posées sur ses cuisses, totalement sous le charme de sa beauté irréelle et plus amoureux que jamais.

Bordel, cette fille...

  Elle détaille du regard les reliefs de mon torse puis ceux de la bosse de ma queue par dessus mon jogging et quand ses yeux remontent jusqu'à mon visage, ils brûlent de désir. Les miens, quant à eux, ne perdent pas une miette du spectacle qu'offre l'échancrure de son peignoir entre-ouvert. Si je m'écoutais, je glisserais mes mains sous les pans du tissu pour aller caresser longuement les tétons déjà durcis de sa magnifique poitrine. Pourtant, je ne le fais pas, trop curieux de savoir ce qu'elle me réserve.

  Lentement, elle approche ses lèvres de l'une de mes épaules pour en frôler doucement la peau avant de remonter jusqu'au creux de mon oreille pour y murmurer d'une voix qui me fait bander de plus belle :

  — Et si je te prouvais le contraire ?

  Je déglutis, à deux doigts de la renverser sur le lit pour la baiser comme un fou, mais je ne bouge pas, hypnotisé par sa voix et ses mains sur mon corps. Mon coeur bat la chamade tandis que ces dernières s'aventurent jusqu'à la ceinture élastique de mon pantalon de survêtement avant de s'insérer à l'intérieur pour aller directement empoigner mon sexe. D'emblée j'ouvre la bouche, dépassé par la sensation de ce contact intime et soudain avant d'expirer une longue bouffée d'air. Comme à chaque fois, ses caresses me transpercent l'âme de part en part, marquant ma chair de manière indélébile.

  — Est-ce que tu es prêt à jouer, Cal ? poursuit-elle sur le même ton électrisant en commençant à me branler doucement.

Dieu tout puissant.

  Je mets quelques secondes avant de reprendre un peu de ma contenance et d'articuler d'une voix rauque :

  — Jouer à quoi ?

  Son pouce passe délicatement sur le frein de ma queue et je me mords la lèvre pour ne pas gémir.

  — A te faire aimer le Nutella.

  Bon Dieu, elle ne va pas lâcher l'affaire, hein ? Je n'aime pas ça, je n'ai jamais aimé ça et je ne vois pas pourquoi cela changerait maintenant, mais si elle veut jouer, je ne dis pas non.

  Je boue littéralement d'excitation quand elle étale sur mon gland la première goutte de mon désir pour elle. Je bande comme un dingue dans sa main, ce qui est assez absurde quand on sait que j'ai joui en elle il y a seulement quelques heures. Ses cuisses se resserrent autour de mes hanches et je sens la moiteur de son intimité traverser le tissu de mon pantalon. Je risque un coup d'oeil vers le point de contact de nos deux sexes en le regrettant tout aussitôt. Bordel, si cela continue, je vais avoir du mal à résister à la tentation de reprendre les rênes. Malgré cela, je ne bouge pas, les mains toujours sur ses cuisses douces et fermes. La pression de la sienne autour de mon sexe s'intensifie et elle sourit, victorieuse, en me voyant fermer les yeux.

  — Laisse-moi te montrer à quel point c'est bon...

Putain oui, tu m'étonnes que c'est bon.

  Elle continue à faire glisser sa main autour de ma bite et de guerre las, je hoche la tête pour lui donner mon feu vert. Après un dernier va-et-vient, elle la libère enfin tout en la sortant à l'air libre, me laissant pantelant, avide de bien plus encore. Elle se penche ensuite vers la table du petit-déjeuner afin d'attraper le ramequin débordant de Nutella et sans perdre de temps, elle trempe son index dans la pâte brune avant d'en étaler délicatement sur mes lèvres comme elle pourrait le faire avec un baume réparateur. L'odeur sucrée du cacao et de la noisette me chatouille instantanément les narines. Elle admire un instant son oeuvre avant de s'approcher lentement pour venir y laper la crème. Le bout de sa langue me caresse et me lèche jusqu'à ce qu'il n'y ait plus une seule trace de Nutella sur ma bouche. Ma queue à demi libérée se tend entre nous, butant très vite contre la peau mouillée de sa chatte et je sens son corps trembler contre le mien. N'y tenant plus, mes mains se plaquent dans son dos pour l'immobiliser et ma langue franchit la barrière de ses lèvres pour mettre fin à cet exquis supplice et l'embrasser de toutes mes forces.

  Peu contente d'avoir perdu cette manche, elle se met à sucer ma langue comme si c'était ma queue et je gémis violemment, plus excité que jamais. Le goût du Nutella mélangé à celui de nos salives me fait perdre la tête et je fais glisser l'une de mes mains vers son sexe pour aller en caresser très doucement les replis tendres et trempées. Ce n'est pas si mauvais, finalement... c'est même plutôt bon. Elle vibre dans mes bras en poussant de petits gémissements d'allégresse, mais avant que je puisse approfondir mes caresses, elle s'arrache à ma bouche et me fait retirer ma main de son entre-jambe.

  — Alors ? murmure-t-elle à bout de souffle en posant son front contre le mien.

Hein, quoi ?

  Un peu dépassé par la situation, je mets quelques secondes à réaliser de quoi elle parle avant de lui dire d'un air détaché :

  — Ça va.

  Sa paire de sourcils se froncent, plissant ainsi le petit carré de peau entre ses deux yeux mauves. L'envie de me pencher pour aller y déposer un baiser me tenaille le ventre, mais je n'en fais rien. Elle veut jouer, pas de problème, mais je ne vais sûrement pas lui faciliter la tâche, même si soyons honnêtes, elle a déjà gagné.

  — Ça va ? C'est tout ? s'exclame-t-elle, faussement outrée.

  Je hausse les épaules, mimant à la perfection la désinvolture sous son regard irrité. Non, ce n'est pas tout. Je suis dingue de toi, putain. Je pourrais lécher du Nutella sur ta chatte si tu me le demandais. D'ailleurs, en parlant de ça, ce n'est peut-être pas une mauvaise idée...

  Ignorant mon combat intérieur, elle humecte ses lèvres, les yeux sur les miennes avant d'aller dénouer la ceinture de son peignoir pour l'ouvrir entièrement.

Bordel, je meurs.

  La vision de ses seins nus provoque une bouffée de désir dans mes veines et je serre les poings dans son dos pour me retenir d'aller les lécher comme un assoiffé. Nullement préoccupée par ma réaction, elle plonge à nouveau son doigt dans le récipient pour aller déposer une noisette de pâte sur le bout de ses tétons. Mes pupilles dilatées au maximum la regardent faire, ahuries.

Nom de Dieu.

  — Lèche-les.

  Son ordre résonne en moi telle une douce mélodie et je m'exécute, bien trop content de pouvoir satisfaire ses désirs, manifestement semblables aux miens. Comme avec nos bouches un peu plus tôt, je lèche la crème sur ses seins jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien. C'est délicieux, bien meilleur que tout à l'heure. Elle gémit sous l'assaut de mes petits coups de langues tout en se frottant contre mon sexe, toujours collé au sien.

  — Et maintenant ? murmure-t-elle, la respiration saccadée.

Maintenant ?

  Maintenant, je vais te baiser.

  — Bien mieux, grogné-je, avant de la renverser brusquement sur le lit pour m'agenouiller entre ses jambes.

  Je n'en peux plus. Rien à foutre de perdre ou de gagner. J'adore le Nutella, voilà, c'est dit. Surtout quand il est mélangé à ce que je préfère le plus au monde : elle. Je me penche pour aller lui donner un long baiser langoureux et elle rit quand elle me sent lui prendre des mains le petit bol de pâte à tartiner. Elle tente de se redresser mais je l'en empêche en plaquant mes doigts sur le haut de sa poitrine pour la rallonger.

  — Tiens-toi tranquille.

  Étrangement docile, elle m'obéit tandis que je pose le ramequin sur son nombril avant de lui écarter les cuisses. Elle me regarde faire en tremblant, visiblement bien plus excitée que je ne l'aurais cru. Mes yeux gris se posent sur son sexe et je constate, non sans satisfaction, qu'elle dégouline littéralement. 

Comment dit-on déjà ? Ah oui, l'arroseur arrosé.

  J'étouffe un éclat de rire et la sens me dévorer des yeux. A mon tour, je trempe mon doigt dans la crème onctueuse et alors que je m'apprête à en étaler généreusement sur son sexe, elle me demande, un peu déstabilisée :

  — Qu'est-ce que tu fais ?

  Sans la regarder, je continue sur ma lancée et elle gémit au contact de mes doigts.

  — Mon ange, combien de fois faudra-t-il que je t'explique que lorsqu'on me cherche... on me trouve.

  Mon pouce s'attarde sur son clitoris et quand je me plie en deux pour aller enfin la lécher, elle ferme ses cuisses pour m'en empêcher. Surpris, je redresse la tête. Je rêve où elle vient de me refuser l'accès à sa jolie petite chatte ?

  — Hum, hum. T'y auras droit quand tu t'avoueras vaincu, O'Shea, me nargue-t-elle d'un air sérieux.

  Je ris avant de remonter le long de son corps pour aller murmurer contre sa bouche :

  — Tu veux que j'avoue quoi, au juste ? Que j'aime le Nutella, c'est ça ? Soit ! J'adore ça ! Contente ? Je peux te faire jouir maintenant ?

  — Tu peux, rit-elle en écartant d'elle-même ses jambes pour me libérer le passage.

  Elle me rend fou. Fou de désir, de bonheur. Fou d'elle, tout simplement. J'embrasse délicatement sa bouche avant de redescendre plein sud pour aller finir ce que j'ai commencé.



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